Récapitulatif clair de votre situation
1. Ce qui est officiel et contractuel aujourd’hui
- Contrat initial : 39 h/semaine (lundi-vendredi).
- Bulletins de paie actuels : 39 h/semaine déclarées, pointées et cotisées (35 h légales + 4 h supplémentaires intégrées).
- Taux horaire actuel : figure sur les bulletins → devenu votre taux horaire contractuel effectif (élément essentiel acquis par paiement répété).
2. La réalité non déclarée
- Vous travaillez + 4 h le samedi → total réel : 43 h/semaine.
- Ces 4 h samedi : non pointées, attestées par feuilles signées (photos datées), absentes des bulletins.
- Total HS réelles : 8 h/semaine (dont 4 non déclarées).
3. Cadre légal & conventionnel (IDCC 0573)
- Majoration HS : 25 % de la 36ᵉ à la 43ᵉ heure.
- Obligation : décompter, mentionner et déclarer toutes les heures (art. L.3171-1 et s.).
- Samedi = jour ouvrable normal (pas de majoration jour spécifique).
4. Qualification juridique principale : Travail dissimulé
Dissimulation partielle d’heures (art. L.8221-5)
Jurisprudence : Cass. soc. 19 mars 2025 n°23-19.120 → absence de mention sur bulletin suffit à caractériser le travail dissimulé.
Conséquences : redressement URSSAF, risque pénal, indemnité minimale 6 mois pour vous en cas de rupture liée + rappels (3 ans).
Jurisprudence : Cass. soc. 19 mars 2025 n°23-19.120 → absence de mention sur bulletin suffit à caractériser le travail dissimulé.
Conséquences : redressement URSSAF, risque pénal, indemnité minimale 6 mois pour vous en cas de rupture liée + rappels (3 ans).
5. Refus du samedi + protection du taux horaire actuel
- Vous pouvez refuser les 4 h samedi (excèdent les 39 h contractuelles).
- Sanction contestable grâce à la dissimulation préalable (manquement grave – art. L.1222-1).
- Taux horaire actuel protégé : pas de baisse unilatérale (accord exprès requis – Cass. soc. arrêts constants, ex. 21 juin 2023 n°22-12.930).
6. Dégradation des conditions de travail & comportement du N+1
Depuis plusieurs mois : poste passé de polyvalent à quasi-monotâche sans justification ; attitude de défiance répétée du N+1 (sifflements vexatoires quand dos tourné, climat de tension constante).
Ces faits contribuent à une dégradation objective de l’environnement de travail (art. L.4121-1 sécurité ; art. L.1152-1 harcèlement moral si graves et répétés).
Ils renforcent la légitimité de votre refus des heures du samedi qui aggraveraient cette situation.
Ces faits contribuent à une dégradation objective de l’environnement de travail (art. L.4121-1 sécurité ; art. L.1152-1 harcèlement moral si graves et répétés).
Ils renforcent la légitimité de votre refus des heures du samedi qui aggraveraient cette situation.
Modèle de Lettre Recommandée (personnalisé)
Romain LA
13 avenue Maximilien de Robespierre
94400 Vitry-sur-Seine
[Votre numéro de téléphone]
[Votre adresse e-mail]
GFC
2 Rte de l'Ouest
94380 Bonneuil-sur-Marne
Vitry-sur-Seine, le 13 février 2026
Lettre recommandée avec accusé de réception
(n° à noter : 1A XXX XXX XXX X – à remplir à La Poste)
Objet : Mise en demeure de régularisation des heures supplémentaires non déclarées ou suppression du travail du samedi sans impact sur mon taux horaire contractuel – Réserve de droits
Madame, Monsieur,
Salarié de votre entreprise depuis le 2 mai 2022, en qualité d’employé polyvalent, je suis soumis à un contrat de travail mentionnant une durée hebdomadaire de 39 heures.
Mes bulletins de paie indiquent systématiquement 39 heures par semaine, déclarées et pointées du lundi au vendredi. Mon taux horaire actuel figure sur ces bulletins et constitue donc mon taux contractuel effectif.
Or, je suis amené à effectuer 4 heures supplémentaires le samedi, portant mon temps de travail réel à 43 heures par semaine. Ces heures :
- Ne sont pas pointées ;
- Sont attestées uniquement par des feuilles de présence signées (dont je conserve des copies datées et photographiées) ;
- Ne figurent pas sur mes bulletins de paie (ni en nombre d’heures, ni en majorations).
Cette pratique caractérise une dissimulation partielle d’heures salariées au sens de l’article L.8221-5 du Code du travail. La jurisprudence récente de la Cour de cassation (notamment Cass. soc. 19 mars 2025, n°23-19.120) confirme que la non-déclaration intentionnelle des heures réelles sur les bulletins caractérise le travail dissimulé.
Par la présente, je vous mets en demeure de procéder, dans un délai de 15 jours à compter de la réception de ce courrier, à l’une des deux options suivantes :
1. Régularisation immédiate : déclaration des 4 heures du samedi sur mes bulletins de paie rétroactivement (dans la limite de la prescription de 3 ans – art. L.3245-1), paiement des majorations de 25 % dues (IDCC 0573), et versement des cotisations sociales correspondantes ;
OU
2. Suppression définitive du travail du samedi sans aucune modification à la baisse de mon taux horaire actuel (élément essentiel et contractuel du contrat de travail, acquis par paiement répété et figurant sur mes bulletins – Cass. soc. arrêts constants dont 21 juin 2023 n°22-12.930 et 15 septembre 2021 n°19-15.732 ; interdiction de sanction pécuniaire art. L.1331-2 ; exécution de bonne foi art. L.1222-1).
Je précise que je ne souhaite pas nécessairement réclamer la régularisation rétroactive sur les 3 ans de prescription, en témoignage de ma juste compréhension des difficultés de l’entreprise. Ce geste de bonne foi ajoute d’autant plus de force et de légitimité à ma demande principale : la suppression définitive du travail du samedi sans aucune perte sur mon taux horaire contractuel actuel.
À défaut de réponse satisfaisante dans le délai imparti, je me verrai contraint de saisir sans délai :
- l’inspection du travail (Dreets Île-de-France) ;
- l’URSSAF pour signalement de travail dissimulé ;
- le Conseil de prud’hommes pour demande de rappels de salaire, majorations, indemnité forfaitaire de 6 mois de salaire (art. L.8223-1), et/ou résiliation judiciaire aux torts exclusifs de l’employeur.
Je joins à la présente des copies de mes bulletins de paie récents et de feuilles signées du samedi (photos datées) pour preuve.
Je reste à votre disposition pour tout échange amiable et vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
Romain LA
[Signature manuscrite si version papier]
Pièces jointes :
- Copies de bulletins de paie (mois récents)
- Photos datées de feuilles de présence samedi
- Copie du contrat de travail (extrait mentionnant 39 h)
Conclusion
Vous êtes en position très forte pour obtenir la suppression du samedi sans perte de taux horaire. Votre geste de compréhension envers les difficultés de l’entreprise renforce considérablement la légitimité et la bonne foi de votre demande.
Vous êtes en position très forte pour obtenir la suppression du samedi sans perte de taux horaire. Votre geste de compréhension envers les difficultés de l’entreprise renforce considérablement la légitimité et la bonne foi de votre demande.